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DIRECTION
 GENERALE   GUIDE DSAC            Page :   Version 1.5
                                              du
    DE  L'AVIATION   CATÉGORIE SPÉCIFIQUE   93/114   28/02/2022
 CIVILE

 2.4 –Conditions spécifiques aux aéronefs captifs
 2.4.1.  La résistance mécanique en traction du moyen de retenue des aéronefs  Les attaches au sol et sur l’aéronef doivent également être correctement
 captifs de masse inférieure ou égale à 25 kg est supérieure ou égale à :   dimensionnées.
 a)  Pour un aérodyne, 10 fois le poids de l’aérodyne à la masse maximale
 ;
 b)  Pour un aérostat, quatre fois l'effort produit par la combinaison de la
 poussée statique maximale et de la force aérodynamique résultante du
 vent maximal autorisé en vol.
 2.4.2.  Les aéronefs captifs de  masse supérieure  à  25 kg répondent à des  Conditions techniques notifiées au cas par cas, généralement dérivées du code
 conditions techniques de navigabilité notifiées par le ministre chargé de  CS 31TGB de l’AESA.
 l’aviation civile, notamment dans les domaines suivants :
 a)  la sécurité du moyen de retenue,
 b)  la résistance de  la structure de  l’aéronef, ou la résistance de
 l’enveloppe dans le cas d’un aérostat, y compris la retenue de la charge
 utile.

 2.5 – Conditions spécifiques aux aéronefs non captifs
 2.5.1.  Les conditions suivantes s’appliquent à tous les aéronefs non captifs :   a) Il peut  s’agir  d’une information purement barométrique,  d’une information
 a)  Le télépilote dispose d'une information d'altitude ou de hauteur basée   combinant plusieurs sources dont un capteur barométrique ou d’une information
 sur un capteur barométrique.   d’altitude basée sur un capteur non  barométrique  (ex : GPS) mais qui est
 b)  Un dispositif automatique empêche l'aéronef de dépasser une altitude   comparée à une altitude barométrique afin de détecter les incohérences
 ou une hauteur maximale programmable, même en cas de commande  b) L’activation du plafond virtuel est obligatoire pour tout vol. S’il est nécessaire
 du télépilote ou d'activation d'un plan de vol automatique.   d’activer le dispositif dans un menu de configuration, le manuel d’utilisation doit
 c)  Le télépilote peut à tout moment forcer un atterrissage d'urgence par   rappeler l’obligation et les modalités d’activation.
 arrêt des moteurs et la commande de cette fonction peut être testée  Si  cette  protection  est  perdue  au  cours  du  vol  (ex :  perte  de  l’information
 au sol par le télépilote avant le vol.   d’altitude), la mission doit être interrompue.
 d)  La perte de la liaison de commande et de contrôle entraîne la mise en  c) Arrêt des moteurs : arrêt de l’alimentation, électrique (0 V ou négligeable) ou
 œuvre d'une procédure d'atterrissage, dans les conditions suivantes :   carburant si thermique. Un freinage des hélices n’est pas requis.
 -   cet  atterrissage peut  être précédé d'une  procédure d'attente en
 vue du rétablissement de la liaison. Cette procédure ne conduit   Il  est fortement recommandé  que le dispositif de coupure des moteurs puisse
 pas à une sortie du volume maximal de vol, sauf éventuellement   fonctionner même en cas de panne du contrôleur (pilote automatique) du drone :
 dans le cas d'un aéronef à voilure fixe, sous réserve de minimiser   coupe-circuit  indépendant. (Rappel : cette indépendance est obligatoire  dans
 en temps et en distance la sortie du volume maximal de vol ;   certains cas : voir §§ 2.6.c) et 2.7.3.b))
 -   le délai total entre la  perte de liaison et  l'atterrissage est   c) Le test avant vol  de l’arrêt des moteurs doit être  indiqué dans le  manuel
 suffisamment court pour  minimiser  le risque d'occurrence d'un   d’utilisation
 dysfonctionnement supplémentaire.
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